SOLIDARITE

SOLIDARITE
Bonjour
Il ya quelques années j'ai crée avec une amie un groupe de paroles pour Diab06... puis au fur et à mesure des rencontres nous avons élargi son accès à des familles d'enfants diabétiques un peu partout en France.
Si vous désirez en faire partie demandez moi une "invitation à faire partie du groupe de paroles YAHOO"

huillet.gm@wanadoo.fr

Rassurez vous vous ne serez pas submergé de messages ! Les gens sont très frileux quand ils s'agit d'écrire même sur un clavier d'ordinateur ! Par contre lorsqu'un d'entre nous expose un problème il est sûr de recevoir plusieurs témoignages de familles ayant déjà affronté le même obstacle...

Pour exemple un des message d'aide envoyé le groupe de paroles (et les réponses reçues
..
.)


Bonjour à tous
Mon fils Dimitri est diabétique depuis 3 ans mais à ce jour pas stabilisé à mon grand désespoir! Je viens de recevoir une HG qui est de 8,9% alors qu il y a 3 mois nous
étions à 8%.
Cela me désespère.
Demain nous avons rdv avec le diabéto qui je pense va nous dire une fois de plus que nous ne faisons pas comme il faut et ça me rend malade.
Depuis 1 an je suis passée à la seringue avec de l'insulatard et de la novorapid. Elle m'avait dit qu il serait stabilisé mais toujours pas .
Que dois je faire ? Changer de diabeto ?Si quelqu'un peut me donner des conseils...
Avant j'étais à la mix 50 le matin et nous avions des meilleurs résultats mais ma diabéto ne veut pas changer le traitement. Merci de me répondre

Fabienne

Quel âge a votre fils ? A-t-il déjà rencontré des enfants sous pompe ? Eux pourront peut-être le convaincre que la vie est plus facile avec une pompe !
Grasse matinée, desserts sucrés... et à la clef une bonne HG et une ambiance plus détendue à la maison.
Mon fils a 13 ans, il est sous pompe depuis 2 ans et notre vie a changée !
Et les HG sont excellentes (autour de 6.5).
Michelle

Bonjour,
Avez vous pensé aux pompes a insuline?
Elles peuvent paraître un peu compliquée à utiliser, mais comme tout, c'est une question d'habitude... Le changement de cathéter, tout les 2 ou 3 jours, peut aussi inquiéter, mais ce n'est pas si compliqué qu'il y parait de premier abord.
Pour la pompe de ma fille, je m'y suis habituée en moins 2 jours.
Parlez en a votre diabéto.
Claire maman de Maëlys, 3 ans diabétique à 13 mois.

Bonjour,
Ma fille a 13 ans, elle est diabétique depuis l'âge de 7 ans.
Elle a essayé la pompe pendant 2 ans puis elle est revenu aux piqûres. La pompe c'est très bien uniquement si l'enfant l'accepte, sinon c'est inutile d'insister, c'est quand même un appareillage.
Maintenant, elle est sous humalog et lantus , ce qui donne le même schéma qu'avec la pompe mais elle doit se faire 4 ou 5 piqûres par jour, elle préfère.
Diabète stabilisé? je n'ai jamais bien compris ce que ça voulait dire ! Les 3 premières années elle avait une HG aux alentours de 7. Parfait. Et des dextros complètement irréguliers, les vrais montagnes russes ! ça passait de 4g à l'hypo en 2 heures sans qu'on comprenne pourquoi!
Depuis 2 ans est venu s'ajouter au diabète la maladie c½liaque (intolérance au gluten), ce qui rend la gestion encore plus compliquée!
Les dextros sont plus "stables" mais l'HG est au alentour de 8 et même la dernière 9.7 en mars... relâchement de l'adolescence!

Pourtant, je n'ai jamais appréhendé d'aller à la visite avec la diabéto, et c'est ce qui me chagrine dans votre témoignage, les diabétos sont là pour nous aider. Si vous vous sentez jugée, ou culpabilisée, c'est qu'il y a un problème et n'hésitez pas à consulter quelqu'un d'autre.
Bon courage à tous.
Laura

Bonjour Fabienne,
Je ne peux pas vous donner de conseil sur le traitement car je ne suis pas diabéto et je ne connais pas votre fils mais en tant que parent je peux vous parler de mon expérience. Ma fille de 8 ans 1/2 est diabétique depuis 1 an 1/2.
Elle a commencé son traitement avec 2 injections de Novomix 30 puis comme elle faisait beaucoup d'hypos, elle est passée à 2 injections d'Insulatard avec de plus petites doses. J'avais aussi de la Novorapid en cas de besoin. Elle n'a gardé ce traitement que 4 semaines car là elle faisait trop d'hypers. Sa diabéto a trouvé un bon compromis avec 1 injection de Mixtard20 et une autre de Novomix30 le soir.
Elle a gardé ce traitement jusqu'à sa mise sous pompe en juin dernier. Je connais donc bien ces schémas de traitement mais je ne garde pas un super souvenir de cette période car je devais toujours préparer des repas équilibrés avec suffisamment de glucides mais pas trop et réveiller ma fille pour son injection quelque soit le jour. Les hypers répétées étaient une véritable catastrophe avec les injections et elle me suppliait de ne pas lui faire. Très difficile dans ces conditions de maintenir un équilibre.
Pourtant son HG a toujours été correcte (autour de 7,2) quelque soit le traitement.
J'ai toujours fait de mon mieux et certainement que vous faites de même pour votre fils seulement pour lui ça ne marche pas et je comprends votre désarroi.

La pompe s'il n'en veut pas vous avez raison ce n'est pas la peine d'y songer car c'est à lui de décider de son traitement et de toute façon si ça lui était imposé ça ne marcherait pas. Ma fille aussi au début ne voulait pas en entendre parler et puis elle a changé d'avis.
Chaque enfant est un cas unique et le déséquilibre du diabète de votre fils est peut être dû à plusieurs paramètres. D'abord la sensibilité à l'insuline n'est pas la même pour tout le monde. Pour ma fille j'ai remarqué qu'elle avait des phases où elle réagissait très bien aux doses d'insuline et d'autres où elle restait systématiquement haute sans raison. Il doit y avoir aussi des personnes chez qui l'insulino-résistance est systématique.
Autre cause possible de déséquilibre chez un enfant (je ne connais pas l'âge de votre fils mais il doit être jeune) ce sont les hormones de croissance. Ma fille a fait beaucoup d'hypers avant que je comprenne que cela venait de là et j'ai modifié son basal en conséquence pendant ces périodes (après beaucoup de tests et de réajustements car la pompe ce n'est pas automatique !) Sous injections, la lente ne peut pas adapter son débit en fonction de l'heure et c'est l'hyper assurée dans ces cas là. Une seule solution possible, avoir une bonne surveillance pour faire les corrections en cas de besoin.
Il y a aussi d'autres pathologies qui viennent se rajouter au diabète et qui le perturbe. Des causes possibles de déséquilibre il y en a, ce n'est pas toujours la faute des parents, du diabéto ou du traitement.
Le plus important dans l'histoire c'est de bien vous entendre avec votre diabéto, c'est ensemble que vous pourrez trouver une solution adaptée au cas de votre fils. Vous devez vous faire confiance mutuellement car vous ne pouvez pas vous passez l'un de l'autre pour réussir un traitement: le médecin connait bien la pathologie et une multitude de cas cliniques vous vous connaissez bien votre fils.

Si chaque rendez-vous est un bras de fer au lieu d'être une collaboration, alors changez de diabéto et si possible optez pour un pédiatre qui ne travaille qu'avec des enfants.
Et puis faites lui confiance ! Il doit être un allié pour vous.
Avez vous songé à un traitement sous Lantus ? Pour ma fille on l'avait écarté car elle ne voulait pas se faire les injections de rapide aux repas alors qu'elle mangeait à la cantine. Mais c'est peut être possible avec votre fils, parlez en à votre diabéto.
Et puis avec le diabète surtout chez les enfants, il faut assumer que la glycémie ne peut pas être parfaite tout le temps même avec une pompe ! Pour un enfant il est sans doute plus délicat d'avoir une HG en dessous de 6 qu'au dessus de 8. Le plus important pour lui c'est d'avoir une bonne croissance et d'éviter d'avoir des hypos trop fréquentes.
Je vous souhaite tout le courage nécessaire pour continuer sur cette route délicate de la gestion du diabète !
Joëlle.

J'adhère totalement à l'avisde Joelle. Pendant la croissance l'insuline agit moins bien. Il faut dialoguer avec le diabéto et prendre l'avis de l'enfant. Mon fils aura 17 ans cette année et 8 ans de diabète (et une HG à 7 de moyenne ayant passé jusqu'à 9-11 de HG).
Il ne veut pas de Lantus et son diabéto respecte sa décision tout en lui conseillant de le faire plus tard pour faciliter sa vie.
Nous vivons avec la maladie pas pour la maladie, évitons de culpabiliser ou de trop nous "rendre malades" en tant que parents. Accompagnons nos enfants pour éviter les complications plus tard, mais il n'y a pas de fatalité.
Courage
Patricia

Bonjour Fabienne,
Quelques mamans du groupe t'ont déjà répondu, et je les remercie pour leur solidarité !
Pour ma part, je reprendrais quelques idées déjà énoncées. C'est vrai que le diabète chez un enfant est difficile et pour certains plus que pour d'autres à équilibrer (et ce n'est pas la faute des parents! ni de l'enfant!) . Il est difficile de ne pas avoir de montagnes russes pour les résultats de glycémie, alors on fait ce qu'on peut et on se contente souvent d'une bonne HbA1C. Mais si le cap de l'adolescence est difficile à passer, heureusement, d'après les échos que j'en ai cela va beaucoup mieux à l'âge adulte.
Je pense que Joëlle a bien fait de te parler des hormones de croissances qui jouent beaucoup sur les glycémies. Et c'est vrai qu'avec la pompe c'est beaucoup plus facile à gérer car on peut programmer un débit de base sur la pompe qui peut être plus ou moins important suivant l'heure où l'enfant a tendance à être en hyper ou en hypo.
Avec la lantus c'est la même chose sauf que l'injection d'insuline suit une courbe et elle ne peut pas être plus haute à 10h et plus basse à 11h.
La pompe permet de régler de 1/2 h en 1/2 h. De plus on peut programmer plusieurs débits de bases, celui pour les jours d'école, celui pour les vacances, celui pour les jours de sport... enfin, c'est le traitement qui s'adapte à la vie de l'enfant et plus l'inverse!
Maintenant c'est vrai aussi que l'enfant doit être d'accord pour au moins essayer.
Si ça ne lui plait pas il est toujours possible de revenir à l'ancien traitement.
Et pour qu'il puisse bien juger de la chose le mieux serait qu'il rencontre des enfants sous pompe, qu'il puisse voir et toucher une pompe et un cathéter. Mon fils avait une appréhension par rapport au cathé, il avait peur que la pose lui fasse mal et que ce petit truc sous la peau le gêne. Quand il a pu toucher un cathé et la souplesse du tout petit tuyau qui reste en place après avoir retirer l'aiguille, ça l'a rassuré. Et quand il a placé son 1er cathé à l'hôpital avec la crème Emla et qu'il a réalisé que grâce à cet anesthésiant il n'avait rien senti (alors qu'il s'est toujours plaint de la douleur pendant les injections), c'était gagné!!
Et cerise sur le gâteau (c'est le cas de le dire) il a pu enfin manger ce qu'il voulait, à l'heure qu'il voulait (dans la limite du raisonnable, bien sûr, comme tout le monde!)...
et manger des glaces avec ses cousines et ses copains à 4h de l'après-midi !
Quelle motivation !Enfin, pour ce qui est du diabéto, toutes les mamans qui t'ont répondu ont bien exprimé la chose importante à mon avis qui est de former une équipe avec lui. Il ne doit pas te culpabiliser mais t'aider à trouver la meilleure solution pour que ça se passe le mieux possible pour l'enfant sans que votre vie de famille n'en soit trop affectée.

Difficile équilibre qui demande d'élargir cette équipe diabéto-enfant-parents, aux frères et s½urs, aux gd-parents, auxDifficile équilibre qui demande d'élargir cette équipe diabéto-enfant-parents, aux frères amis, aux autres parents d'enfants diabétiques de votre association, à l'école...etc...
Bon courage et n'ayez plus peur de votre diabéto. S'il vous fait des remarques, remettez-le gentiment à sa place de médecin qui n'a jamais géré le diabète de votre enfant au quotidien.
Il connaît mieux la maladie mais vous connaissez mieux votre enfant.
Et si il est borné, essayez en un autre! juste pour voir....
A bientôt
Agnès

Bonjour
Êtes-vous allé sur mon blog consacré au diabète ? Vous y trouverez différents témoignages de parents qui pourront peut-être vous aider.
Nous sommes tous passés par cette phase de découragement face à la maladie... et puis petit à petit chacun trouve la "solution" la moins mauvaise (pompe, lantus, régime plus strict...).
J'ai écrit un livre sur les 8 premières années du diabète de mon fils pendant lesquelles j'ai connu l'angoisse et la dépression !
J'écrivais :
...Les glycémies de Pierre sont de plus en plus incohérentes. Difficile de trouver une cause précise. Il n'a guère d'appétit et persiste à se nourrir d'une façon tout à fait sélective, ni fruits, ni légumes et donc très certainement trop de sucres lents. Son activité est en dents de scie, il peut rester 3 heures scotché sur la télévision ou passer de l'ordinateur à la playstation. Pierre est un enfant de sa génération : « écranphage » insatiable, il réalise un véritable marathon seul devant son écran, debout, sautant d'un pied sur l'autre, vivant pleinement chacune de ses aventures avec passion ! Son caractère excessif le conduisant au bord de la crise de nerfs lorsqu'il rencontre une étape particulièrement difficile à franchir...
J'essaie en vain de faire naître chez lui un intérêt pour le sport : année après année, je l'ai inscrit tout à tour au judo, au football, au bicross et chaque fois nous vivons le même scénario : passé l'enthousiasme des premières semaines, Pierre se lasse et fait preuve de plus en plus de mauvaise volonté pour participer au cours, et je le retrouve bien souvent assis dans un coin... occupé à tout autre chose ! Difficile dans ces conditions de compter sur le sport pour régulariser ses glycémies.
Zéro pour l'alimentation équilibrée !
Zéro pour l'activité physique régulière !
Reste les horaires que nous nous efforçons de respecter et les doses d'insuline qui parfois s'envolent vers des sommets vertigineux ... Voyant mon inquiétude, la diabétologue me propose une hospitalisation d'une semaine pour des analyses plus approfondies et des contrôles en continu de sa glycémie. Cela ne m'enchante pas, mais j'espère que cette mise sous contrôle médicale de mon fils va permettre de mieux comprendre nos erreurs et d'aider Pierre a retrouver un meilleur équilibre de son diabète....
Cette hospitalisation n'a pas apporté de solution ! Je me suis fâchée avec mon diabétologue... j'en ai pris un autre... que j'ai quitté lui aussi 2 ans plus tard !
Je suis retournée vers le premier diabétologue pour qu'il mette une pompe en place à mon fils. Et depuis mes rapports avec le corps médical se sont mystérieusement détendus ! Le problème n'était peut-être pas que le médecin ne m'écoutait pas, ne m'entendait pas... mais que je me débattait comme prise dans une toile d'araignée car je n'arrivait pas à maîtriser le diabète de mon fils et s'était insupportable pour moi !
Ayez confiance en l'avenir. La médecine fait chaque jour de nouveau progrès et arrivent bientôt les lecteurs de glycémie en continu qui vont changer la vie des diabétique (voir sur mon blog dans l'article : "la médecine a fait de progrès" page 4.)
Amicalement
Michelle

# Online seit Mittwoch, 15. März, 2006 um 10:10

Geändert am Donnerstag, 31. Januar, 2008 um 11:53

les signes qui peuvent alerter

les signes qui peuvent alerter


L'enfant boit beaucoup et urine beaucoup.
Il se met à faire pipi au lit alors qu'il était propre.
Il maigrit tout en ayant bon appétit.
Il est fatigué.
Il souffre d'infections récidivantes

# Online seit Montag, 20. März, 2006 um 16:54

Geändert am Samstag, 24. November, 2007 um 11:21

TRAVAIL - VIE PROFESSIONNELLE

TRAVAIL - VIE PROFESSIONNELLE
source : http://diabetique 59.skyblog.comL'EMBAUCHE
Je dois me présenter prochainement pour un emploi dans une entreprise. Dois-je informer mon employeur de mon état diabétique ?
Quel que soit l'emploi que vous occuperez dans l'entreprise, vous n'avez pas à informer l'employeur de votre maladie, que ce soit oralement ou sur un éventuel questionnaire d'embauche. Seul le médecin du travail de l'entreprise est habilité à juger de votre aptitude médicale au poste de travail envisagé. Si des questions médicales vous sont posées dans un questionnaire ou un dossier d'embauche, au milieu de questions administratives, vous n'êtes en aucun cas tenu de déclarer ce qui pourrait être préjudiciable à votre embauche, particulièrement des informations concernant votre état de santé qui pourraient être lues par du personnel administratif ou autre personne non soumise au secret professionnel.

Un employeur d'une entreprise privée peut-il refuser de m'embaucher en raison de mon diabète?
Si dans le secteur privé un employeur peut refuser d'embaucher un diabétique pour un emploi précis, il ne peut invoquer l'état de santé pour motiver son refus d'embauche. De même lors de la vie professionnelle, un licenciement fondé sur des discriminations dont une personne pourrait être l'objet en raison de son état diabétique est considéré comme nul au regard de la loi, ce qui permet la réintégration du salarié et l'attribution éventuelle de dommages et intérêts. Seul le médecin du travail peut émettre légalement un avis d'inaptitude pour raison médicale.

Un diabétique peut-il être embauché dans la fonction publique?
Les textes législatifs actuels permettent l'accès théorique sans problème à la fonction publique pour les diabétiques. Il faut savoir néanmoins que l'intégration est soumise à l'approbation d'un Comité Médical. Si un refus d'embauche est prononcé en raison d'une déclaration d'inaptitude par le Comité Médical à un poste de travail donné, il ne faut pas hésiter à faire appel et, par l'intermédiaire du médecin traitant et du diabétologue,demander le motif exact du refus d'embauche, le contester s'il y a lieu. L'avis du spécialiste diabétologue est toujours très utile.

Quel est le rôle du médecin du travail?
Comme toute personne exerçant une activité professionnelle, le diabétique sera vu par un médecin du travail lors d'une visite médicale d'embauche puis lors d'une visite annuelle systématique. Ces visites médicales, à la charge de l'employeur, sont effectuées dans le service médical de l'entreprise pour les entreprises suffisamment grandes ou dans des services inter-entreprises.
Lors de ces visites, le médecin du travail détermine l'aptitude médicale à un poste de travail donné (et non une aptitude globale au travail) et il remplit à cet effet une fiche d'aptitude. Celle-ci ne comporte que des renseignements administratifs et la décision du médecin du travail quant à l'aptitude.
Les raisons médicales de contre-indications éventuelles ne doivent pas être mentionnées, en raison du secret médical et de l'application du code de déontologie, dont l'importance est ici essentielle. Comme tout médecin, le médecin du travail est tenu au secret professionnel. Son fichier médical doit être obligatoirement sous clé et il en possède seul l'accès. En aucun cas il n'a à informer un employeur de l'état de santé d'un salarié et donc de l'état diabétique éventuel de ce dernier.

Doit-je informer mon médecin du travail de mon diabète ?
Il est préférable d'informer le médecin du travail de son diabète pour qu'il puisse juger au mieux de l'adéquation du poste de travail avec les capacités du diabétique et éviter des conséquences fâcheuses comme des malaises hypoglycémiques sur le lieu de travail.Cette "information peut se faire par l'intermédiaire d'une lettre du médecin traitant ou du diabétologue remise, avec son accord, par le salarié diabétique lui-même au médecin du travail.

Quel est l'intérêt d'informer le médecin du travail?
Connaissant bien les caractéristiques du poste de travail et de l'entreprise {possibilités d'aménagement de poste, d'horaires, de mutation, etc...) et étant informé au mieux sur le diabète du salarié, le médecin du travail pourra ainsi prendre sa décision d'aptitude de façon rigoureuse, après concertation avec le diabétique et son équipe soignante. Dans le contexte économique actuel où les possibilités de reclassement professionnel sont le plus souvent très réduites, il est logique que le médecin du travail émette un avis d'aptitude au poste de travail, favorable dans la plupart des cas.
Des difficultés se posent lorsqu'une aptitude partielle avec réserves ou une inaptitude est prononcée par le médecin du travail.
Ce dernier fait alors des propositions de mutation ou de transformation de poste à l'employeur.
Celui-ci est tenu de prendre en considération ces propositions et, en cas de refus, de faire connaître les motifs qui s'opposent à ce qu'il y soit donné suite.

Que se passe t-il si le médecin du travail juge un diabétique inapte du fait de son état de santé?
En dehors des emplois légalement interdits (exemple: chauffeur poids lourds pour les diabétiques insulino-dépendants), une décision d'inaptitude est parfois inévitable pour des postes de travail comme certains postes de sécurité.L'inaptitude ne peut être alors constatée par le médecin qu'après une étude de poste et des conditions de travail dans l'entreprise et deux examens médicaux espacés de deux semaines [/c](sauf dans le cas où le maintien du salarié à son poste entraîne un danger immédiat pour lui même ou des tiers).

Différentes situations peuvent alors se présenter:
Si l'employeur conteste l'appréciation sur !'état du salarié ou les mesures de reclassement proposées par le médecin du travail, la décision appartient à l'inspection du travail après avis du médecin inspecteur du travail.
Si ce dernier se prononce en faveur du médecin du travail, l'employeur est tenu de prendre en considération cet avis. Si aucun accord n'est possible et que l'employeur licencie le salarié, celui-ci peut saisir le tribunal des Prud'hommes s'il estime ce licenciement abusif.
En l'absence de désaccord de l'employeur, si malgré tout aucun aménagement n'est possible au sein de l'entreprise, le licenciement pour inaptitude au poste de travail devient inévitable. Des indemnités de licenciement seront payées au salarié.
Si un reclassement professionnel est possible au sein de l'entreprise, l'employeur peut parfois proposer un poste moins qualifié avec une baisse de salaire. Si ce reclassement est refusé par le salarié, il y aura rupture de contrat de travail de son fait.
Je suis en arrêt de maladie pour plusieurs semaines à cause d'un diabète insulino-dépendant. Travaillant habituellement en 3 x 8, je crains de ne pouvoir reprendre mon travail comme avant. Que me conseillez-vous?
Vous avez la possibilité légale, par l'intermédiaire de votre médecin traitant ou du médecin-conseil de la Sécurité Sociale, de demander une visite de pré-reprise du travail auprès de votre médecin du travail. Celle-ci ne doit pas être confondue avec la visite légale de reprise du travail obligatoire après un arrêt de maladie de plus de 21 jours. A la différence de cette dernière, la visite de pré-reprise peut être effectuée bien avant la reprise du travail.Cela laisse donc le temps au médecin du travail informé de votre diabète de préparer les aménagements d'horaires ou de poste éventuels de façon à éviter tout problème lors de
votre reprise du travail.

Il est très important de connaître cette possibilité de visite de préreprise car, encore trop souvent,les médecins du travail ne sont avertis des problèmes de santé d'un salarié qu'au moment de sa reprise du travail et n'ont pas le temps nécessaire pour négocier auprès des employeurs puis effectuer les aménagements de poste nécessaires.

Quels métiers sont légalement interdits aux diabétiques?
Un certain nombre de formations et de métiers sont légalement inaccessibles aux diabétiques:
toutes les écoles militaires et les métiers de l'armée
emplois interdits par les exigences de tâches définies par des réglementations particulières:
ingénieur ou adjoint technique à la Direction des Mines
ingénieur ou adjoint technique aux Ponts et Chaussées
emplois correspondant à des postes de sécurité ou nécessitant un service actif de jour et de nuit:

service de lutte contre l'incendie
surveillance dans les établissements pénitentiaires
aviation civile ou commerciale
aiguilleur
marine marchande
métiers nécessitant un permis de conduire du groupe Il :
conducteurs de poids lourds, véhicules de transport en commun, véhicules de ramassage scolaire, taxi, ambulance

Lorsqu'une personne effectuant une des professions énoncées ci-dessus devient diabétique au cours de sa vie professionnelle, que se passe t-il ?
D'une façon générale, la survenue d'un diabète au cours de la vie professionnelle est moins problématique que la présence d'un diabète avant l'embauche. Les aménagements du poste ou des horaires de travail, le maintien dans certaines professions sont souvent possibles. Pour certains des métiers «interdits» aux diabétiques, le maintien au poste est possible lorsque le diabète survient en cours de carrière.Les militaires peuvent conserver leurs fonctions ou être reclassés dans les services administratifs.
Les marins diabétiques insulino-dépendants sont déclarés inaptes définitivement à la navigation mais peuvent bénéficier d'un reclassement à terre. Pour les marins diabétiques non-insulino-dépendants bien équilibrés et sans complication, la décision est fonction du type de navigation pratiqué et des fonctions exercées à bord.Certains postes peuvent être conservés avec des aménagements (surveillant d'établissement pénitentiaire, etc...).
La poursuite d'un métier relevant des permis du groupe Il est incompatible avec un diabète insulino-dépendant (permis non renouvelé par la Préfecture, inaptitude déclarée par le médecin du travail). Le diabétique doit donc envisager une reconversion professionnelle.

# Online seit Montag, 20. März, 2006 um 16:57

Geändert am Montag, 21. Juli, 2008 um 03:37

LE PERMIS DE CONDUIRE DU NOUVEAU !!!

LE PERMIS DE CONDUIRE  DU NOUVEAU !!!
DU NOUVEAU !!!

La notion temporaire de 5 ans est supprimée!
L'arrêté du 7 mai 1997 fixant la liste des incapacités physiques incompatibles avec l'obtention ou le maintien du permis de conduire ainsi que des affections susceptibles de donner lieu à la délivrance de permis de conduire de durée de validité limitée est abrogé. Il est remplacé par l'arrêté du 21 décembre 2005, publié au JO du 28 décembre 2005

Allez sur le site de l'AJD : vie sociale/permis de conduire
http://www.ajd-educ.org/

Vous y trouverez les objections des médecins auxquelles il faut s'attendre, la procédure à suivre en cas de refus et même un modèle de courrier à adresser au préfet car c'est bien lui qui décide au final si un permis doit être délivré ou pas.


- Permis véhicules légers:
6.2.3. Diabète traité par insuline (injection unique diurne ou multiple) (type 1 ou type 2). Cf. classe 1 et paragraphes 2.1 et 6.1. Avis spécialisé. Le médecin sera particulièrement vigilant dons l'évaluation du risque hypoglycémique.
Pour le diabète de type 1 ou type 2, avis ophtalmologique avec recherche de rétinopathie diabétique. Un certificat ophtalmo-logique détaillé sera remis au patient.
fwww.legifrance.gouv.fr/ - Arrêté du 21 décembre 2005
référence : NOR : EQUS0500620A) Maintenant, rien n'empêche juridiquement ou adminis-trativement un jeune diabétique d'obtenir un permis définitif. Mais, comme l'esprit des rédacteurs est de responsabiliser le patient et son médecin, en pratique, le jeune, après avoir déclaré son diabète restera soumis à un examen médical en vue de la délivrance ou du renouvellement de son permis. Il fournira un certificat médical de son médecin spécialiste, décrivant objectivement son état de santé et l'évaluation du risque hypoglycémique, ainsi qu'un certificat de son ophtalmologiste décrivant l'état du fond d'½il. Muni de ces informations le médecin assermenté de la commission du permis de conduire décidera au cas par cas de la délivrance du permis pour une durée provisoire ou permanente. (voir billetin AJD 4/2005)

PERMIS DE CONDUIRE

La déclaration du diabète est obligatoire au moment de l'inscription à l'examen du permis de conduire.
La question "Etes-vous atteint de diabète ?" est explicitement posée sur le dossier de candidature destiné à la Préfecture de Police.
Une fausse déclaration entraine la nullité du permis et engage la responsabilité civile et pénale.
Une Commisssion Médicale convoque le candidat et fixe la durée de validité du permis de conduire - de 6 mois à 5 ans - en fonction de son état de santé. Elle le fait à chaque demande de renouvellement. Le patient verra ce médecin avec son carnet de traitement et les derniers courriers du diabétologue. Le médecin peut demander l'avis d'un expert - diabétologue.Ces visites médicales ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale.
Le diabète insulino-dépendant :
- permet d'obtenir les permis pour les véhicules légers (Groupe I) : moto (A) et auto (B).
- ne permet pas d'obtenir les permis pour les véhicules du Groupe II : poids lourds (C), transports en commun (D), taxis et ambulances (F).

Les questions que vous vous posez :
source : http://diabete59.skyblog.com
Devrai-je passer une visite médicale pour valider mon permis?
Suite à la déclaration de votre diabète à la Préfecture, une commission médicale départementale déterminera la durée de validité de votre permis de conduire temporaire en fonction de votre état de santé. Cette durée varie de 6 mois jusqu'à 5 ans en fonction des cas.
Dans tous les cas, il est très important de se présenter à cette visite médicale avec un certificat médical détaillé du diabétologue précisant si le diabète est correctement équilibré (dernier chiffre d'hémoglobine glyquée), l'existence ou non de complications, en particulier sur le plan oculaire, d'une hypertension artérielle bien contrôlée ou non, l'absence ou non d'hypoglycémie et enfin l'avis sur l'absence d'incompatibilité avec la conduite automobile.Cette législation vise les permis de conduire des véhicules légers (groupe 1 : permis A et B).
Le permis sera renouvelé périodiquement, la commission médicale fixant la durée de validité à chaque renouvellement.



Que se passe t-il pour un diabétique qui a obtenu son permis de conduire avant de devenir diabétique?
Dans ce dernier cas, le diabète étant survenu après l'obtention du permis, la déclaration auprès des services de la Préfecture de Police n'est plus obligatoire.
En ce qui concerne les véhicules légers du groupe 1 (permis A, B) vous pourrez donc conserver le permis permanent que vous possédez, que vous soyez insulino ou non insulino-dépendant. Toutefois, si vous êtes soumis à une visite médicale auprès de la commission médicale départementale (suite par exemple à une infraction grave, une suspension du permis de conduire supérieure à 1 mois ou après un accident corporel de circulation routière), cette visite aura pour effet de transformer votre permis permanent en permis temporaire renouvelable périodiquement.
En ce qui concerne les véhicules du groupe II, si vous êtes diabétique insulino-dépendant, ce permis ne pourra être maintenu. Si notamment vous exercez une profession nécessitant ce type de permis (chauffeur de poids lourds, ambulance, taxi, etc...) votre médecin du travail devra déclarer une inaptitude au poste de travail.
Une compatibilité temporaire pourra être envisagée dans certains cas exceptionnels après avis du diabétologue pour permettre de trouver un reclassement éventuel à un autre poste de travail.

Remarque importante:
Que vous soyez diabétique insulino ou non insulino-dépendant, il est toujours vivement conseillé d'informer votre compagnie d'assurance de votre état diabétique. Dans le cas contraire, votre contrat d'assurance automobile pourrait être considéré comme juridiquement nul et les primes payées en pure perte. Vous pouvez faire cette déclaration par courrier recommandé[/c](garder un duplicata du courrier ainsi que le récépissé du recommandé). Dans la plupart des cas cela n'a aucune conséquence sur le contrat d'assurance en cours et notamment sur les primes à verser et cela vous garantit en cas de litige. En cas de problème, il faut savoir que de nombreuses compagnies d'assurance assurent actuellement les diabétiques sans surprime. Les renseignements à ce propos peuvent être obtenus auprès des associations de diabétiques.

# Online seit Montag, 20. März, 2006 um 17:14

Geändert am Mittwoch, 16. April, 2008 um 05:42

SE FAIRE PLAISIR

SE FAIRE PLAISIR
Se faire plaisir a longtemps été jugé comme un comportement quelque peu égoïste. Mais aujourd'hui, les thérapeutes, relayés par les médias, considèrent que c'est là, un des principaux outils permettant d'accéder au bonheur.

Témoignage : A midi Cora n'a pas faim, je la force à manger un peu. Elle pleure, je crie, je m'en veux de m'énerver ainsi , je m'excuse auprès d'elle. C'est épuisant. On m'a conseillé d'aller m'aérer, de me faire du bien. Me faire du bien, me faire plaisir...
En marchant dans la rue je tourne et retourne cette phrase... cela veut dire quoi... me faire plaisir... j'ai laissé ma fille à l'hôpital ! Je devrais être auprès d'elle, je n'ai envie que d'être auprès d'elle de la protéger encore et encore... et si elle avait besoin de moi, et si l'infirmière se trompe, et si, et si , et si...
Elle n'a pourtant pas pleurer tout à l'heure lorsque je suis partie mais je culpabilise quand même...Ai-je vraiment le droit de me faire du bien alors que ma fille souffre, qu'elle est à l'hôpital ?
D'où me vient cette idée que je n'en ai pas le droit ?
D'où me vient cette honte, qui me culpabilise, d'être en bonne santé ?
Elle souffre donc je dois souffrir aussi pour mieux l'aider, la comprendre . Cette pensée est inconciente mais bien ancrée !
Bon, j'accepte pourtant de jouer le jeu que mon docteur m'a proposé, je dois trouver un moyen de me faire plaisir. Je n'ai envie de rien. En moi tout me semble éteint, fermé, anesthésié, sans vie. Mais sa voix résonne dans mon c½ur, sa voix douce et ferme à la fois « tu m'appelles ce soir et tu me dis ce que tu as fait pour toi ».
Je passe alors devant un salon de thé et une envie irrésistible de chocolat chaud m'envahit. Je pousse la porte , observe l'étalage de douceurs... lequel vais je choisir, je prends le temps de sentir celui qui me fait saliver le plus et je m'installe à une table. La vendeuse m'apporte un chocolat plein de mousse qui sent si bon mon enfance.
A-t-elle sentie, compris que j'avais besoin de coucouning ? Elle est tout sourire, extrêmement attentive à mon bien être. Je me détends, je reconnecte avec moi, je respire, je me sens bien, je sens la vie qui re-circule... Impression de me réveiller d'un cauchemar.
Oh ! Le goût de ce chocolat, de cet instant magique qui me réveille de mon somnambulisme.
Je suis restée longtemps dans cette pâtisserie, prolongeant encore et encore ce moment de bien être. Puis j'ai marché dans les rues, acceptant le soleil, souriant aux passants.
Oui, malgré la maladie de ma fille j'avais le droit au plaisir, oui la vie pouvait être bonne et cette joie paisible j'allais pouvoir la retransmettre à Coralie.
De cette expérience que puis je en retenir, quelle leçon ? Je suis passée de sans vie à l'en-vie. Grâce à la force d'amour de ce médecin ami je me suis « orientée » vers la vie. Cet homme ne m'a jamais culpabilisée, jamais dit ce que je devais faire POUR Coralie mais il m'a conseillé sur ce que je pouvais faire POUR MOI.Se mettre en vie pour mettre en vie son enfant n'es ce pas là, peut-être, le rôle le plus important de la maman d'un enfant malade ?C'est lorsque l'on est en vie que l'on donne en-vie ?
Apprendre à se reconnecter avec ses besoins, ses envies, essayer d'en satisfaire une.
Se remettre en vie n'est-ce pas contagieux de bonne santé ?
Marie

# Online seit Sonntag, 26. März, 2006 um 08:31

Geändert am Dienstag, 17. Juli, 2007 um 01:46